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lundi 6 février 2017

A quoi sert l'éducation : une réponse à Bob Lennon






(Durée 02 : 11 : 01)
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Bonjour!

J'ai pris du temps pour préparer les émissions de l'année 2017. Voilà, elles arrivent, et nous commençons avec une émission atypique : un croisement Cellule et Pédagofly. Un Pédagollule, ou un Cellulofly si vous préférez.

Pourquoi ce croisement?

Cet été, un ami (Jérôme, que vous entendrez sur le podcast) m'a fait écouter le twitch de Bob Lennon "Education et Moral Humaine" (le "e" en moins n'est pas une erreur), que vous pouvez retrouver à cette adresse: https://www.youtube.com/watch?v=eeeoKPZ8WF8

A l'écoute, j'ai ressenti un grand malaise, et il m'a fallu quelques temps pour mettre des mots dessus et comprendre ce qui me gênait réellement. Finalement, j'ai compris que ce twitch rassemblait de nombreux stéréotypes et idées préconçues qu'on me sort souvent sur l'éducation.

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Cependant, d'habitude, je ne retrouve pas ces idées toutes réunies en un seul et même discours. J'ai donc décidé de faire un réponse à cette émission, afin de clarifier certaines choses qui me paraissent fausses, voire parfois dangereuses quand on parle d'éducation. Je ne m'attaquerai pas au pan social et politique de cette émission.

Et tandis que je préparais ce podcast, une difficulté que je n'avais pas prévue est apparue. Ce podcast allait être diablement long. Or, je tiens à ce que Pédagofly garde un format relativement court. Ne me voyant pas parler seule deux heures dans un micro, j'ai demandé à la Cellule de me prêter main-forte. Romaric a répondu avec l'enthousiasme qui le caractérise. Nous voici donc avec Jérôme et Matthieu, pour répondre à Bob Lennon. J'expose la méthode utilisée dans le podcast. J'espère que vous trouverez cela intéressant.

Bonne écoute!

mercredi 14 décembre 2016

De la relaxation en classe

Bonjour

Aujourd'hui, je voulais faire un article sur quelque chose que j'utilise en classe depuis quelques années: la relaxation. J'en vois les bénéfices sur les loulous, ce qui fait que je continue encore aujourd'hui. A la base, je ne me voyais pas en faire un article. Mais en reprenant des notes que j'avais prises l'année dernière lors du passage d'un étudiant dans ma classe (que je salue en même temps!), j'ai vu que celui-ci avait trouvé ces moments gonflés, mais intéressants.

Du coup, je me suis posée la question de savoir pourquoi il avait utilisé la terme "gonflé". C'est en y réfléchissant que l'idée de cet article m'est venue. Donc acte: De la relaxation en classe, pourquoi, mais surtout comment?

Il y a quelques années, j'avais une classe d'élèves très sympathiques, mais comme souvent dans ces cas-là, un peu dissipés. Je voyais bien qu'ils avaient plein d'idées en tête, mais qu'ils n'arrivaient pas à les mobiliser correctement. Cela empirait généralement avec la fatigue de la fin de semaine. Cela avait été le cas dans leur classe précédente. Je me trouvais donc face à un questionnement. Évidemment, je pouvais "serrer la vis"encore plus au niveau de la gestion de classe en investissant totalement la posture de l'autorité. Cela allait bien sûr régler le problème pour un temps. Mais je risquais de ne plus aimer faire classe. De plus, les soucis allaient ressurgir tôt ou tard.

Je voulais qu'ils prennent conscience de leur comportement, de ce qui amenait ce comportement, et de la façon dont ils pouvaient y remédier.

Je me suis d'abord tourné vers des méthodes d'animation que j'avais vues fonctionner. En effet, j'ai fait du théâtre pendant des années le mercredi après-midi. Or les cours étaient toujours très calmes. Comment faisait l'animatrice? Elle mettait en place avant de démarrer des exercices de relaxation, que j'utilise encore pour moi aujourd'hui. J'avais la solution.

Dans un premier temps, lorsque nous démarrions la journée, nous faisions "la toilette de chat". Les élèves étirent leur bras comme les chats, puis le dos et les jambes. Ensuite nous passons nos mains sur le visage pour le frotter doucement, du menton vers le front. Nous massons l'arrière de la tête et la nuque. Enfin, nous faisons semblant de nous lécher les mains et semblant de nous laver les oreilles comme le font les chats. Nous terminons en miaulant comme la maman chat (moi...). Quand ils sont prêts et éveillés, on peut commencer la journée.



Cela a changé les débuts de journée. J'ai alors décidé de me renseigner vraiment sur les méthodes que je pouvais utiliser. Je propose ici des éléments de réponse. Ce n'est qu'un petit aperçu de ce qui est possible.

Calme et attentif comme une grenouille
Ce livre contient un cd et une méthode de relaxation. Je l'utilise généralement en début d'année l'après-midi au retour de la cantine. Ce n'est pas vous qui menez la séance, mais le cd, ce qui est parfait pour se lancer. Les exercices proposés peuvent être faits seuls dans la suite de la journée. Pourquoi ne pas mettre en place un coin avec un tapis dans votre classe pour le permettre quand les élèves ont terminé leur travail?
 Le yoga
Vous trouverez sur internet de nombreuses méthodes pour faire du yoga avec les élèves. Je vous conseille d'insister sur la position du lotus. Vous inspirez en levant les bras et vous expirez en les baissant. Mes maternelles ont adoré. Des parents venaient me dire que les enfants le faisaient chez eux quand ils étaient fatigués. Et puis, c'est bien aussi pour la maîtresse qui fait les exercices en même temps qu'eux... Relaxons-nous tous ensemble!
Dans le même genre, j'ai aussi testé le pilates avec les élèves pour travailler la souplesse et le souffle. En revanche, j'avoue en faire à côté. De fait, je ne me suis pas cassé la tête et ai repris quelques exercices simples de niveau1 que je connaissais. Les élèves ont cependant préféré le yoga, grâce aux positions amusantes des animaux et des objets.

L'auto-massage
J'ai découvert un coffret d'auto-massage. Dedans, il y a un livre qui explique comment se masser seul. Une bénédiction, même pour l'enseignante ! Pour terminer une matinée ou une séance de sport, c'est parfait...
La visualisation
J'utilise des méthodes de visualisation et de méditation contrôlée. C'est ce à quoi l'étudiant a assisté. Nous travaillons d'abord le souffle, puis nous fermons les yeux. Je mélange ça avec des asmr pour détendre les élèves. Puis je leur décris d'une voix calme des endroits qu'ils visitent avec leur imagination. Puis nous ouvrons les yeux. Les élèves doivent ensuite décrire les lieux qu'ils ont visités. C'est assez amusant car chacun a sa vision d'une plage, d'un arbre... Les différences et les débats qui arrivent m'étonnent très souvent (je repense notamment à une plage noire, qui nous a amenés à parler des plages volcaniques...).

Les asmr
Découverts sur le net avec des vidéos, j'avoue être une fan des asmr. J'utilise des sons et des bruits bien spécifiques pour les détendre. Aller sur youtube, c'est une mine d'idées. Mention spéciale aux tingle basket de Whispersred...

La musique
Comme dit le diction, la musique adoucit les mœurs!  Un coin écoute dans une classe, ça ne mange pas de pain, surtout si vous avez des ordinateurs sur lesquels vous pouvez laisser de la musique (et contrôler le volume...)!

Il y a deux types de concentration: une dirigée vers l'extérieur, et une dirigée vers soi-même. Selon ce que vous allez proposer aux élèves, adaptez vos méthodes de relaxation. On ne propose pas la même chose avant un débat ou avant un exercice à réaliser seul. Pour faire le point et avoir encore plus d'idées, je vous conseille "La pédagogie positive" de madame Akoun et madame Pailleau (qui est utile aussi pour les profs !).


Au final, ces exercices ont permis à mes élèves de se placer dans leur métier d'élève. Ils ont aussi découvert que ces exercices leur donnaient accès à leurs émotions. Il n'est pas rare que des élèves aient besoin de me parler après pour expliquer des choses qui les agacent ou les énervent. Je trouve ça vraiment bénéfique, car cela ouvre la discussion. Et puis, avec l'arrivée de l'emc (éducation morale et civique), je trouve ça agréable d'avoir des éléments qui leur permettent de mettre des mots sur leurs ressentis et de gérer leurs émotions. Qui plus est, avec le yoga notamment, ils ont beaucoup plus conscience de leur corps (Hé, maîtresse, ça me fait bizarre là ! -en montrant l'arrière de son bras tout content...).

J'espère que vous aurez trouvé intéressantes ces quelques pistes. Nous nous reverrons en janvier 2017 après les vacances de Noël. Nous démarrerons avec un podcast. Bonnes fêtes de fin d'année et Joyeux Père Noël à tous!

mercredi 7 décembre 2016

Une évaluation diagnostique de rentrée, oui, mais comment ?






(Durée 00 : 09 : 26)
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Bonjour,

Aujourd'hui, je vous propose un podcast : l'évaluation diagnostique de la rentrée. Très loin d'avoir terminé mes réflexions sur le sujet, je dresse ici quelques idées qui m'ont amenée à transformer les pratiques de mes premières semaines de classe de septembre.

Doit-on mettre en place une immense évaluation diagnostique comme j'ai pu en voir sur le très bon site "Bout de gomme" ? A quoi doit vraiment servir une évaluation diagnostique de rentrée ? Quel rôle doit avoir l'enseignant ? A quoi sert une rentrée ? Ne sommes-nous là que pour évaluer de la connaissance, ou pour permettre à l'élève de s'intégrer dans une classe ?


Dites-vous que les élèves jugent autant leur maître durant ces premiers moments que vous-mêmes les évaluer. De fait, comment évaluer les élèves, mais surtout, que doit-on évaluer et comment doit-on évaluer ?

Autant de questions auxquelles je n'ai pas fini de répondre, mais que je suis contente d'aborder ici.

Avant de terminer, je lance une dernière réflexion que je n'ai pas citée dans l'émission. Doit-on forcément donner tout le matériel dès le premier jour ?  Ne serait-il pas plus intéressant de mettre en place une appropriation progressive de celui-ci, notamment pour éviter que les élèves en difficulté ne soient submergés par tous les cahiers, et d'un point de vue plus pratique, pour permettre de bouger les tables et les groupes durant les premiers jours ?

Bon podcast !

mercredi 30 novembre 2016

Projet interdisciplinaire et transfert

Bonjour

Aujourd'hui, je voulais écrire un article sur l'un des intérêts des projets interdisciplinaires. 

Pour ceux qui ne seraient pas du métier, qu'est-ce qu'un projet interdisciplinaire? Vous en avez probablement entendu parlé lors de la réforme récente des collèges. En effet, cette réforme prévoit de permettre aux professeurs, jusque-là cloisonnés dans leur matière, de travailler un sujet en l'étudiant dans différentes matières. Par exemple, il est possible de découvrir la révolution industrielle du XIX ème siècle par le prisme de la littérature, de l'histoire, de l'art visuel ou encore de la musique.


Le principe du projet interdisciplinaire est utilisé depuis déjà longtemps dans le primaire. C'est un outil formidable de motivation, pour les élèves comme pour les enseignants! En effet, cela permet de placer un apprentissage dans un contexte donné (ce qui permet de mobiliser les connaissances plus facilement), et de relier des disciplines au lieu de les juxtaposer. 

Mon but ici n'est pas de faire l'apologie des projets interdisciplinaires (que je recommande fortement!), mais de relier cette pratique à une notion en pédagogie qui me tient à cœur: le transfert.

Le transfert (pour faire trèèèèèèèès court) montre que, pour qu'un élève ait vraiment compris une notion, il doit pouvoir la réutiliser dans une autre discipline que celle à laquelle elle appartient, dans un autre contexte. 

Par exemple, la notion de complément circonstanciel, vue en grammaire, peut être utile dans l'étude du roman policier, pour aider le détective à résoudre une enquête en littérature (pour ceux qui connaissent, je fais référence à l'inspecteur Lafouine). Les états de l'eau peuvent aider à comprendre les différents aspects de la montagne selon les saisons. Des notions de géométrie plane et de géométrie dans l'espace peuvent être appliquées dans l'étude de l'architecture en histoire de l'art et en arts visuels (à mettre en lien avec Minecraft si vous le pouvez!)... La liste ne peut pas être exhaustive.

Je crois sincèrement que travailler par interdisciplinarité permet de mettre en place une situation de transfert. En effet, puisque les élèves vont être amenés à découvrir et travailler un sujet dans différents matières, ils vont naturellement déplacer certains savoirs vers d'autres matières, puisque ces matières, même si elles sont nommées, traiteront du même objet. 

Le professeur doit lui aussi rendre cette interdisciplinarité explicite. Demander aux élèves si ce que vous êtes en train de voir leur rappellent quelque chose. Où ont-ils vu cela? Qu'est-ce qu'ils en ont retenu? A quoi cela peut-il leur servir pour le travail demandé? 



Nous permettons alors aux élèves de se rendre compte qu'ils ont déjà des acquis dans ce qui est proposé, et de comprendre à quoi servent les enseignements, car ce qui est appris est utilisable. C'est d'autant plus important que chaque élève étant différent, chacun aura une matière qui lui parlera plus. Donc, si ce qui a été appris en français sert en mathématiques, cela peut permettre à des profils plus langagiers de s'engager avec intérêt dans une matière qu'ils ont tendance à délaisser (un exemple parmi d'autres...).

Pour résumer, l'interdisciplinarité permet de mettre en place des situations de transfert. Or ce sont notamment ces situations qui permettent d'avoir accès au sens des apprentissages, et qui amènent à comprendre ce que l'école veut de nous. En bref, c'est souvent ce qui manque aux élèves en difficulté. 

Donc, si vous le pouvez, mettez en place des projets interdisciplinaires dans vos classes, et même entre les classes avec des décloisonnements! L'internet regorge d'exemples de projets. Si vous séchez, tapez "Projets interdisciplinaires" et le cycle dans lequel vous travaillez si vous voulez des idées, avant de vous lancer dans vos projets à vous...

Tout ceci permet aussi de mettre en place des situations de métacognition, mais ce sujet, je crois que je vais le garder pour un prochain article.

Bonne journée 

mardi 22 novembre 2016

Le Centre Alain Savary

Bonjour tout le monde!

J'écris cette fois-ci un article court pour présenter un site sur lequel je me renseigne depuis déjà presque une année. 

Il s'agit du Centre Alain Savary que vous retrouvez à cette adresse: http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS

Ce site est affilié à l'ifé, l'institut français de l'éducation.

 

Si vous ne connaissez pas, je vous conseille d'y jeter un coup d’œil! Petite mine d'or de conseils et de réflexion, ce site parle de l'école à laquelle nous sommes vraiment confrontés.

On y parle d'élèves en difficulté, de familles que l'on veut intégrer, de problèmes de décochages scolaires...

Petite mention spéciale à la vidéo "L'imagination, ça s'apprend?", qui m'a fait aimer ce site...

http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/art-et-ecole/limagination-ca-sapprend


Bonne semaine à tous!

vendredi 18 novembre 2016

Ecrire en attaché en Grande Section






(Durée 00 : 13 : 42)
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Bonjour tout le monde !

Voici le premier podcast de cette année scolaire.

Comment amène-t-on des élèves de Grande Section à écrire en attaché ? Je propose ici des idées pour l'année. Ce que vous allez entendre a été testé dans ma classe. Attention, ceci n'est pas la méthode ultime, au contraire, tout ce qui est proposé doit être amélioré. En revanche, ceci représente pour moi une base sur laquelle on peut se lancer... Si vous n'avez pas peur de chanter...

Comme promis dans le podcast, je laisse ici la progression des lettres :

c a d i t u n m o v w e r s p q j g l f h b k y z x

Je tiens à rappeler (je le dis dans le podcast, mais la répétition de ceci me parait utile) que vous n'obtiendrez rien d'intéressant si vous ne prenez pas chacun de vos élèves pour vérifier et affermir leur tenue de stylo. N'attendez pas la grande section pour les prendre en individuel! Cela se fait dès la toute petite section.

Mme Zerbato-Poudou en conférence

De même,  certaines notions de madame Zerbato-Poudou sont ici à souligner. Il vaut mieux éviter de donner tout de suite des stylos et des feutres à des petits. Avant, on travaille la préhension aussi longtemps que possible, et en relation duelle si possible ! Cela évite de retrouver des prises de stylo absurdes qui empêchent d'écrire et ralentissent le geste d'écriture...

En plus des activités d'écriture décrites dans le podcast, ajouter des ateliers autonomes, types lettres en relief Montessori, tracer dans de la matière comme du sable, des activités de motricité fine sur pâte à modeler ferme pour muscler la main (garder la pâte à modeler souple pour des travaux de précision)... 

Bon podcast !

mercredi 9 novembre 2016

Algorithmes en maternelle

Bonjour

Me revoilà après un long silence (être enceinte, mine de rien, cela prend du temps!)... Des podcasts sont en finition, mais je voulais relancer le blog avec un petit article, alors allons-y!

Quand j'ai refait de la maternelle en moyens et grands, je me suis trouvé bien dépourvue, quand le temps des algorithmes fut venu.

En effet, dans les programmes, on peut lire dans les compétences:
  Identifier le principe d’organisation d’un algorithme et poursuivre son application

Mais rien ne m'aidait vraiment pour monter une progression. Je voyais bien ce qu'il fallait faire, mais j'étais bloquée. En surfant un peu sur le web, j'ai trouvé quelques idées, mais tout se basait sur des fiches sur lesquelles les élèves devaient colorier des codes couleurs. Problème: je voulais de la manipulation!

Alors que faire me direz-vous?

Dans un premier temps, j'ai monté une progression. Elle est tout à fait améliorable, mais a le mérite de m'avoir aidé et d'avoir fait progresser les élèves. La voici:

MS période 1: Reproduire un algorithme avec modèle ABAB, AAB, ABB, AABB
MS période 2: Compléter, continuer un algorithme (possibilité de modèle)ABAB, AAB, ABB, AABB, ABC. 
Ici, on reprend les mêmes algorithmes que la période 1 (j'en ajoute un seul, le ABC), mais la compétence change. On ne reproduit plus à l'identique, mais on doit compléter, et lorsque c'est acquis, continuer. 
MS période 3: Continuer un algorithme: les 4 premiers niveaux du jeu rithmo  
MS période 4: Continuer un algorithme : Abaques les 4 premières séries
MS période 5: Continuer un algorithme ABC, ABCD, AABC, ABBCBB

Evidemment, si vous ne possédez pas les jeux Abaques et Rithmo, je vous conseille d'étaler les algorithmes prévus sur toute l'année en faisant durer la période durant laquelle les élèves reproduisent et complètent des algorithmes avec modèle.

GS période 1: Continuer un algorithme AABB, AABC, ABBCBB
GS période 2: Continuer un algorithme Abaques 4 dernières séries
GS période 3: Continuer un algorithme ABAC, AABCD 
GS période 4: Continuer un algorithme :ABABCD, ABAAB, ABCD
GS période 5: Continuer un algorithme ABBAAABBB, ABBABBBABBBB, AABAABBAABBB

Je prévois une période 2 plus petite car janvier février est généralement très (trop?) court pour une grosse séquence.


A partir de cette progression, j'ai utilisé des jetons de couleurs. Nous en avons généralement à foison dans nos classes, et sinon, ce matériel est tout à fait abordable lors d'une commande.

J'ai pris en photo les algorithmes à reproduire. Vous pouvez varier les tailles des photos pour que ce soit plus ou moins faciles. Par exemple, les formats A4 permettent aux enfants de poser d'abord les jetons sur le modèle puis de décaler les jetons sous la photo. En rapetissant les photos au fur et à mesure, vous obligez les élèves à se détacher du modèle.

Par la suite, sur des modèles taille 9X13, retirer des jetons que vous remplacez par un point d'interrogation. Les élèves doivent reproduire le modèle en ajoutant ce qui manque. Ils le complètent.

Quand c'est acquis, passez à la compétence "continuer les algorithmes". Créer un tableau d'une ligne avec de nombreuses colonnes. Au début de la ligne, vous inscrivez un cercle par colonne. Vous coloriez ces cercles selon la couleur de l'algorithme voulu. Les élèves doivent continuer l'algorithme en plaçant dans les colonnes restantes des jetons de la couleur appropriée (un jeton par colonne).

Vous pouvez évidemment varier le matériel à manipuler, jouer avec les tailles des objets et les formes. J'ai pensé cette progression pour être utilisé avec des jetons, mais tout est transformable.

Pour ma part, j'envisage d'adapter cette progression pour être joué sur des xylophones. Cela permet de relier algorithmes et musique. Dans la mesure où je leur dis souvent de chanter les couleurs pour s'en rappeler, cela me parait judicieux. Et puis, musique et mathématiques font généralement bon ménage... Je vous en dirai plus lorsque ce jeu sera monté...

Pour des élèves de petites section, favorisez la "reproduction" et la compétence "compléter". je pense que continuer un algorithme est trop difficile pour des loulous de cet âge.

Bonne journée!!